Doris


« C’est en préparant mon tour du monde d’un an, que j’ai rencontré Danielle Meunier au salon  des vacances « Vert, bleu, soleil » et qu’elle m’a présenté le projet que l’asbl Identité Amérique Indienne soutient au Pérou, avec l’association Inkas Vivientes (association des jeunes Incas Vivants). Ayant prévu de passer par le Pérou et étant en recherche d’opportunités de volontariat pour mon voyage, j’ai tout de suite été séduite par l’idée.

Nous sommes restées en contact pendant mon voyage pour planifier mon séjour et mon action dans les communautés. Titulaire d’un diplôme de professeur de langues, mes compétences ont été mises à profit puisque ma mission était d’enseigner les bases de l’anglais dans les villages.

J’ai donc été accueillie par ma première famille dans le village de Patacancha au début du mois de janvier. Je changeais de famille toutes les 1-2 nuits et ai également séjourné aux villages de Rumira et Huilloc, après Patacancha. Tous les soirs, vers 17h j’allais au local que le village mettait à ma disposition et j’attendais mes élèves. Selon les soirs, ils étaient plus ou moins nombreux : une majorité d’enfants mais aussi pas mal d’adultes à Patacancha et Rumira, surtout les hommes qui travaillent dans le tourisme pendant la haute saison (porteurs, cuisiniers etc.).

Là, je leur apprenais les phrases de base d’une conversation en anglais pour apprendre à faire connaissance ainsi que différents champs lexicaux qui pouvaient leur être utiles. Les élèves étaient très motivés ! On s’amusait beaucoup à répéter ces mots ou petites phrases dont la prononciation était parfois difficile car très éloignée de  celle du Quechua. Mais personne ne se décourageait, au contraire, on me demandait souvent des mots supplémentaires et, sur base de leurs questions, je pouvais préparer mon cours du lendemain de manière encore plus personnalisée. Un des énormes points positifs du séjour dans ces communautés et du mode de fonctionnement de « Inkas Vivientes » est que ce n’était pas du tout à sens unique : moi, je les aidais à améliorer leur anglais, lors de ces cours, mais eux m’ont fait découvrir leur quotidien, leur mode de vie, leur culture et... même leur langue, le Quechua !

La journée, je participais ainsi aux tâches de la famille : j’aidais à préparer les repas, j’allais conduire/rechercher les bêtes aux champs avec les enfants, je jouais avec eux, je démêlais et constituais des pelotes de laine venant de leurs troupeaux et j’ai même appris à tisser, moi aussi ! Et tout au long de la journée, je les regardais aussi teindre leur laine, tisser, faire du fromage,... Nous communiquions beaucoup ; eux me posaient des questions sur la vie en Europe, ou moi je les interrogeais sur leur mode de vie et leurs traditions. Certains se sont mis au défi de m’apprendre quelques expressions en Quechua et c’était alors à eux le plaisir d’être celui qui enseigne la langue à l’autre, contrairement aux cours du soir en anglais !

On a beaucoup ri et ça m’a permis, au fur et à mesure que mon séjour avançait, de pouvoir engager une petite conversation en Quechua, à la plus grande surprise des nouvelles familles où j’arrivais. Cela brisait tout de suite la glace et témoignait du grand intérêt que je leur portais ainsi qu’à leur culture, leur histoire.

Ainsi, j’ai pu être complètement immergée dans leur quotidien et j’ai rencontré des gens d’une générosité et d’une simplicité incroyable et j’ai découvert un mode de vie tout à fait différent du mien, beaucoup plus proche de la nature, en harmonie avec elle, qui m’a donné encore plus envie de prendre soin de notre belle Terre. Cette expérience dans la Vallée

Sacrée restera un des temps forts de mon voyage. »

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